Chaque hiver, la bronchiolite touche de nombreux nourrissons et inquiète les parents. Cette infection respiratoire virale, fréquente chez les bébés de moins de deux ans, provoque une inflammation des bronchioles et une accumulation de sécrétions. Face à un enfant qui respire mal, une question revient souvent : faut-il le « désencombrer » ?
Le lavage de nez, un geste essentiel
Les professionnels de santé sont unanimes : le geste le plus efficace contre la bronchiolite reste le lavage de nez au sérum physiologique. Chez le nourrisson, la respiration se fait principalement par le nez. Lorsque celui-ci est encombré, l’enfant a du mal à respirer, à s’alimenter et à dormir.
Le lavage nasal est donc recommandé avant les repas et le coucher, et autant de fois que nécessaire. Bien réalisé, il permet d’éliminer les sécrétions et d’améliorer le confort respiratoire du bébé.
La kinésithérapie respiratoire n’est plus systématique
Longtemps prescrite, la kinésithérapie respiratoire de désencombrement bronchique n’est aujourd’hui plus recommandée de façon systématique dans les cas de bronchiolite simple. Les études récentes montrent qu’elle n’apporte pas de bénéfice significatif sur l’évolution de la maladie et qu’elle peut être source d’inconfort, voire de fatigue pour le nourrisson.
Elle peut toutefois rester indiquée dans certaines situations particulières, sur avis médical, notamment chez des enfants présentant des pathologies associées.
Des mesures simples à domicile
En complément du lavage de nez, quelques gestes peuvent aider l’enfant à mieux supporter la maladie :
- proposer des prises alimentaires plus fréquentes pour éviter la déshydratation,
- surélever légèrement la tête du matelas pour faciliter la respiration (sans oreiller chez le nourrisson),
- maintenir un environnement sans tabac et bien aéré.
Quand faut-il consulter ?
La bronchiolite est le plus souvent bénigne, mais certains signes doivent alerter : respiration rapide ou difficile, creusement entre les côtes, pauses respiratoires, baisse importante des prises alimentaires, grande fatigue ou coloration bleutée des lèvres. Dans ces cas, une consultation médicale rapide est indispensable.
En résumé, face à la bronchiolite, le désencombrement est avant tout nasal, grâce au lavage de nez. Les techniques de désencombrement bronchique ne sont plus un réflexe systématique. Une prise en charge simple, attentive et bien informée permet dans la majorité des cas une évolution favorable.



